Le Festival International de la Caricature et de l’Humour de Yaoundé (Fescarhy)


Articles sur le Fescarhy :

Fescarhy 2011 : La 13ème édition du  festival international de la caricature et de l’humour de Yaoundé n’aura pas lieu à la date prévue.


La caricature est un art visuel qui permet de passer un message par un coup de crayon vif et incisif, c’est aussi un genre journalistique particulier qui pousse les journalistes-caricaturistes à la sociocritique, bref à prendre des libertés sans en prévoir les limites.
Afin de promouvoir cette profession, d’offrir un cadre de réflexion, de concertation et d’échanges aux différents acteurs, l’ONG Irondel a initié en 1995, un Festival : le Festival International de la Caricature et de l’Humour de Yaoundé. Le Fescarhy est ainsi devenu un moment important dans le calendrier culturel de l’Afrique.

Depuis une quinzaine d’années, le Fescarhy à travers ses thèmes pointilleux s’est forgé une place au milieu des grandes manifestations culturelles nationales et internationales et est devenu un lieu de rencontre et d’échanges entre les professionnels camerounais, africains et européens. De ce fait, le Fescarhy est devenu une institution, en Afrique Centrale, dans le domaine de la caricature.
Du 19 juillet au 07août 2010, s’est tenu à l’hôtel de ville de Yaoundé, au camp artistique Irondel et au Centre Culturel Français, la 12ème édition du Fescarhy sous le thème: « Dessin Animé et développement de l’Enfant ».

L’innovation majeure cette année a été le coin pour enfants « Djino Land ». Pensé à l’image de « Disney Land », ce coin a été l’attraction des jeunes, il y a été projeté pendant une semaine unesérie d’histoires en dessins animés pour enfants. En accord parfait avec le thème de cette année « Dessins animés et développement de l’Enfant » à travers lequel il a été question de montrer que le dessin animé participe à l’épanouissement de l’enfant.
Durant 20 jours, le Festival aura été une grande plateforme d’échanges et d’activités au sortir de laquelle de nombreux partenariats se sont fixés et de nombreux liens sont nés, présageant ainsi de beaux jours pour le dessin animé africain.

Les activités
Plusieurs activités se sont tenues en amont et sur le site du festival. Il s’agit des activités
suivantes : les Résidences de formation, le Coin Djino Land, les spectacles d’humour, les expositions et les rencontres entre amateurs et professionnels du dessin.

Les résidences de formation font partie de ces activités qui ont eu lieu en amont du festival.

Débutées le 20 juillet, elles se sont déroulées jusqu’au 07 juillet pour certaines. Des résidences, il y en a eu trois au total à savoir Dessin Académique, Image – Graphisme – Illustration – Gestion du Contenu Informationnel et Administration du Portail et ont été dirigés respectivement par : Cissé Samba Ndar du Sénégal, Patrick Mamia de l’Ecole Pivaut de Nantes en France, et Hervé Noutchaya de Open Solutions et Kouame Abel de la Côte d’Ivoire.

fescarhy

Dans cet atelier dirigé par Cissé Samba du Sénégal, il est important de savoir reproduire le modèle vivant

 

Le modèle vivant a été à la base de la Résidence Dessin Académique. Les participants, à travers des croquis, se sont attelés à mener une recherche graphique centrée sur l’anatomie du corps humain de l’extérieur à l’intérieur et sa mise en perspective dans un décor donné.

 

 

 

Ont participé à cet atelier 17 meilleurs élèves de l’Ecole Le Crayon de d’jino. Pendant une dizaine de jours, le travail de cet atelier a tourné autour de la notion d’anatomie, de la construction du corps humain comme matière vivante, et de la construction et de la compréhension de la position dans l’espace du globe.

 

20 élèves en moyenne ont assidûment participé à la résidence Image, graphisme et illustration qui s’est tenue pendant deux semaines. Il s’est agit ici d’un jeu de construction graphique du point, de la ligne, de la trame, des hachures, pouvant aboutir à la création de modèles de publicité, de caractères ou personnages de livre-images et de dessin animé. Les travaux réalisés par les enfants constitués des formes aussi différentes les unes que les autres ont d’ailleurs fait l’objet d’une exposition particulière { l’esplanade de l’Hôtel de ville pour le compte du festival. A travers cette résidence, les élèves du Crayon de Djino ont pu explorer un autre univers du dessin qui sort du train-train quotidien du crayonné.

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